Schenella simplex (T. Macbr.) — description détaillée
Position taxonomique (vue d’ensemble)
- Règne : Fungi (Champignons)
- Phylum / division : Basidiomycota
- Classe : Agaricomycetes
- Ordre : Geastrales
- Famille : Geastraceae
Statut (évaluation)
- Catégorie IUCN : LC (Least Concern)
- Tendance de la population : Stable
Caractères morphologiques (description du sporocarpe)
Schenella simplex est un champignon hypogé (les fructifications se développent sous la surface du sol). Le corps fructifère est ferme, arrondi, avec une surface externe de texture “veloutée” (aspect feutré). La paroi interne est épaisse et coriace. À l’intérieur, la gleba est composée de péridioles très étroites et allongées, rayonnant depuis une columelle centrale arrondie.
Source : description morphologique et structure interne (gleba/péridioles/columelle).
Mode de vie et écologie
- Mode de vie : saprotrophe
- Localisation : le plus souvent enfoui dans la litière et le sol ; parfois partiellement émergent (erumpent) ; parfois trouvé sur le bois
- Disposition : solitaire, dispersé, ou en “nids” de plusieurs fructifications
- Mycélium associé : souvent présent dans le matériau environnant (litière)
- Plantes hôtes/associations : principalement avec les Pinaceae (notamment Pseudotsuga menziesii, Pinus ponderosa, et des Abies spp.) ; plus rarement avec des Quercus spp.
- Période de fructification : fin de l’hiver et printemps ; parfois en automne
Répartition géographique
Espèce largement répartie en Amérique du Nord occidentale. Elle est signalée des régions montagneuses de l’ouest des États-Unis (jusqu’au nord) jusqu’à la Colombie-Britannique (Canada), avec des mentions éparses plus au sud (jusqu’au Nouveau-Mexique).
Remarques taxonomiques (synonymies/entités proches)
- Décrite à l’origine depuis le Yosemite National Park (Californie, États-Unis) sous le nom Schenella simplex.
- Le spécimen-type aurait manqué de la partie péridiale (le péridium), probablement consommée par un rongeur, ce qui a conduit à une classification initiale erronée (avec une confusion possible avec un myxomycète).
- D’autres taxons (ex. décrits comme Radiigera atrogleba puis déplacés dans Pyrenogaster) ont été considérés ultérieurement comme conspecifiques via des analyses morphologiques et génétiques.
Menaces et conservation
- Menaces spécifiques identifiées : aucune menace particulière n’a été signalée
- Actions de conservation : aucune action ciblée identifiée ; des recherches supplémentaires sur les tendances de population sont suggérées
- Connaissances disponibles : plus de 100 collections recensées, sans évidence de déclin
Intérêt / usage
Aucune utilisation ou commerce connu.